Ils leur ont dit, ils y ont cru, qu'c'est à Paris, qu'ils sont bien venusPrix du voyage, prêteur sur gage, prix du voyage, prêteur sur gage
Six à l'arrière, quatre à l'avant, le manque d'air, l'air en vivant
A la frontière, ils prennent dix ans, à la frontière, ils prennent dix ans
C'est leur île aux trésors leur envie d'espérance sur leur transistor ils reçoivent la France, ils ont pour seul bagage leur année de naissance, dans leur poche, un message : tu verras en France
Ils dépérissent les jours de fêtes, ils se nourrissent de ce qu'on jette
Ils n'ont que Dieu, qui prie pour eux, ils n'ont que Dieu, qui prie pour eux
Ils ont menti sur leur avenir, ils sont partis pour devenir,
Mais c'est ici qu'on les oublie, mais c'est ici qu'on les oublie
C'est leur île aux trésors leur envie d'espérance sur leur transistor ils reçoivent la France, ils ont pour seul bagage leur année de naissance, dans leur poche, un message : tu verras en France
Tu verras en France
Leur aller simple est sans retour, traqués le jour parqués la nuit
Ils travaillent pour rester en vie, ils travaillent pour rester en vie
Quand ils sont pris ils sont que dalle, tous les pays se renvoient la balle
Même leur patrie s'est fait la malle, même leur patrie s'est fait la malle
C'est leur île aux trésors leur envie d'espérance sur leur transistor ils reçoivent la France, ils ont pour seul bagage leur année de naissance, dans leur poche, un message : tu verras en France
Tu verras en France
1 réaction(s):
J'aime beaucoup cette chanson, elle me fait penser à une autre, du trio EDF :
A Lampedusa, au large de la Sicile
Ils sont plus de cent sur un tout petit bateau
Ils ont traversé la mer jusqu’à la première île
Et plus d’une, et plus d’un, y a laissé sa peau
A Lampedusa, ils sont arrivés dix mille
Ils ont bravé les vagues, ils ont bravé la peur
A Lampedusa, au large de la Sicile
Prêts à mourir pour vivre un avenir meilleur
« D’où viens-tu mon frère ? »
« Je viens du désert »
« Et toi mon ami ? »
« Je viens du Mali »
« J’ai quitté ma mère
J’ai quitté ma terre
Il n’y a plus d’eau
Et plus de boulot »
A Lampedusa, au large de la Sicile
Les voilà maintenant entassés dans un camp
A Lampedusa ils rêvent de la grande ville
Plus jamais, jamais faim et toujours de l’argent
On leur avait dit « Là-bas la vie est facile »
Dans les cités merveilles, dans les cités du nord
On leur avait dit « Là-bas la vie est facile »
T’as qu’à tendre les mains et tu auras de l’or
« Sais-tu que là-bas,
Il pleut, il fait froid »
« Je sais, mais j’espère
Et les champs seront verts »
« Est-ce que tu as peur ? »
« Bien sûr que j’ai peur
Mais j’aurai ailleurs
Un avenir meilleur »
A Lampedusa, au large de la Sicile
Ils dorment avec leurs rêves tout au fond de l’eau
A Lampedusa, au large de la Sicile
Et d’autres par milliers arriveront bientôt
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