samedi 23 juillet 2011

Paris, Eglise de la Madeleine

J'ai eu l'honneur et le plaisir de chanter lors d'un mariage à Paris, dans le majestueux cadre de l'église de la Madeleine, en plein cœur du quartier Haussmanien. A cette occasion, j'avais envie de parler du lieu sur ce blog. C'est parti !
Cette église est située place de la Madeleine, dans le 8è arrondissement de Paris. C'est à une rue de la place de la Concorde, derrière le palais de l'Elysée, dans le bas des Champs-Elysées. L'église de la Madeleine est donc celle du président de la République.
Comme vous le voyez sur la photo, cet édifice n'a pas l'air d'une église chrétienne, mais plutôt d'un temple grec.

En 1806, Napoléon voulait effectivement un temple à la gloire des Armées françaises. Les travaux commencèrent, mais les fonds manquèrent et le chantier fut arrêté. Le projet de temple fut alors abandonné, au profit de celui d'une église. Les Bourbons, de retour sur le trône de France, reprirent le chantier, et l'idée. En 1828, l'architecte à l'origine du projet, Pierre-Alexandre Vignon, mourut sans voir terminée son œuvre.
C'est donc Jacques-Marie Huvé qui reprit le flambleau, et le chantier s'accéléra, mais la Révolution de 1830 le stoppa de nouveau.
Louis Philippe ne souhaita pas que l'édifice devienne une église. Il pensa à le transformer en gare ferroviaire avant de se raviser. Les travaux reprirent et furent terminés en 1845. L'église fut consacrée la même année.
L'église de la Madeleine s'insère parfaitement dans la perspective de la rue Royale jusqu'à l'Assemblée nationale. Lorsque la grande porte s'est ouverte pour laisser entrer la mariée, nous avons, de derrière l'autel, vu toute cette perspective inondée de soleil... cet instant a suffi à rendre l'expérience inoubliable.



Le décor intérieur de l'église mériterait un billet à lui tout seul.
Quand on entre dans ce lieu, on ne peut pas ignorer la sculpture qui domine le choeur. Le Ravissement de sainte Marie-Madeleine est somptueux. Charles Marochetti (1806-1868) mit douze ans à le sculpter. L'image est floue, mais vous pouvez admirer le chef-d’œuvre ci-dessous.

Marie Madeleine est figurée un sein à l'air, mais les anges qui l'entourent sont si remarquables que le téton passe inaperçu (je parle de celui de Marie Madeleine, ne cherchez pas sous l'aube, les miens étaient rangés :-p)
Les fresques sont nombreuses tout autour de la nef et du choeur, multicolores et variées. Vous n'aurez pas assez d'une seule visite pour tout voir et moi non plus ! J'ai déjà prévu d'y retourner, une 3è fois !

vendredi 22 juillet 2011

Vivre avec son temps

Une petite péripétie vécue me renvoie une triste réalité à la figure : les femmes ne sont pas les égales des hommes dans notre société. Je parle d'égalité sociale.
Mon mari et moi avons un compte joint. Rien d'extraordinaire. Le compte est libellé au nom de Monsieur ou Madame Brunet - si vous voulez faire un virement je peux vous laisser notre RIB ;-) - et nous l'utilisons tous les deux, avec accord réciproque.

Hier nous avons passé une commande par internet, ensemble, en payant par carte bancaire.
Ce matin, un e-mail a été envoyé à Monsieur pour signaler que Madame avait effectué un achat sur un site internet. Il lui fallait donner son aval.
A midi, une femme m'a appelée dans le même but, il s'agissait d'une employée du site marchand. "Le nom du porteur de la carte est différent du nom de la cliente, alors je dois vous contacter pour vous demander des précisions."
En effet, sur la carte bancaire d'un compte joint, c'est toujours celui de l'homme qui est retenu (dans la mesure où l'un des titulaires du compte est un homme). Alors que c'est bien connu, la carte a beau appartenir à Monsieur, c'est Madame qui s'en sert ! :-p

Nous sommes en 2011, et mon mari a dû valider mon paiement... Pauvre France...

Dis, chéri, tu valides mon achat steuplé ?