Depuis longtemps j'aime suivre les informations, à la radio, dans les journaux (gratuits, très discutables, ils aiguisent mon sens critique !), et un peu à la télévision, mais de moins en moins, parce qu'ils ne sont pas intéressant et leurs défauts de langage m'agacent !
Alors pourquoi je réagis aujourd'hui ?
Parce qu'hier matin, dans le 20 minutes, journal gratuit, nous étions informés au sujet de l'"affaire des lettres anonymes" envoyées à des personnes politiques, accompagnées de balles d'armes à feu.
Je ne reproduis pas ici le début du papier, long de deux paragraphes, mais juste la fin (le deuxième paragraphe).
Le ou les auteurs de cette diatribe s'en prennent non seulement au chef de l'Etat et à des personnalités politiques de l'UMP, mais ils vilipendent aussi « le Nouveau Centre, le FN et autres collabos centristes ou socialos collabos ». « C'est pas la peine de me chercher, j'utilise du matériel d'occasion, vous ne me trouverez pas », assure le corbeau. Dactylographié sur un papier blanc, sans en-tête, logo ni signature, le courrier présente des propos « décousus », souligne le parquet antiterroriste de Paris, qui privilégie la piste d'un déséquilibré. Le vocabulaire employé ferait penser aux militaires, selon un proche de l'enquête. Alain Juppé, également destinataire, s'est déclaré « très serein ».
Stéphane Colineau
Le passage en gras (l'original n'est pas en gras) est précisément la cause de ma réaction. J'en ai marre de lire ou d'entendre des propos qui doivent respecter le format imposé par le support, mais qui de ce fait sont de gros raccourcis. Evidemment tout le monde fera l'amalgame entre déséquilibré et militaire en lisant ce papier.
La presse écrite exige qu'un sujet soit traité en 200, 500, 1000 signes selon la place qu'on veut lui donner. Donc le rédacteur doit s'y plier, et couper les phrases trop longues, remanier ses idées, pour entrer dans le cadre. Je le comprends et le pratique aussi pour d'autres raisons. Mais alors ? Quid du lecteur et de ce qu'il doit comprendre ?
Le JT France 2, ce dimanche, a fait un reportage sur la clinique Jeanne d'Arc et l'hôpital François Rabelais de Chinon "dans le département de l'Indre" nooon !! C'est en Indre et Loire !
Les journalistes ne sont pas des gens d'exception, ils ont le droit à l'erreur comme tout le monde, mais qu'ils fassent un peu attention tout de même !
1 commentaire:
Bravo pour l'amalgame entre militaire et déséquilibré, c'est clair qu'il saute aux yeux. C'est pour toutes ces raisons que je ne regarde plus le journal de 20h !
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