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lundi 9 juillet 2012

L'échappée belle - Anna Gavalda

Je voulais du léger et j'ai eu de l'aérien. Je comprends tout à fait qu'on lise Gavalda. J'ai adoré J'aimerais que quelqu'un m'attende quelquepart (nouvelles), j'ai moins aimé Je l'aimais (roman) voire pas aimé du tout. Elle crée de l'ordinaire, elle déroule la portion d'une vie sans magie et sans aventure. Elle n'a pas un style impénétrable. Lire son livre ne demande pas de réfléchir. Il ne rend pas plus intelligent, et pas plus bête non plus. Il ne nécessite aucune compétence préalable, ni aucune culture. Ah si, peut-être une toute petite culture générale si vous comptez lire en entier toutes les listes dont elle a le secret. Elles sont longues comme un jour sans pain manger (je mange tous les jours, mais pas forcément du pain) mais pas forcément incontournables et indispensables au texte, le lecteur peut les ignorer sans craindre de perdre le fil du récit.
Je ne déconseille pas la lecture de ce livre. Il donne l'impression qu'écrire est facile, peut-être tentera-t-il des auteurs amateurs à envoyer leurs écrits à des éditeurs.

Pour l'histoire, je ne réinvente rien, je pique un bout de blog au rat à la page :
"Garance, Lola, Simon et Vincent forment une fratrie soudée et joyeuse, de celles que l'on retrouve dans le Club des cinq. Lors du mariage d'un cousin éloigné, ils s'échappent et s'octroient une journée de temps volé, s'offrant un retour aux sources et aux souvenirs d'enfance, loin des contraintes du réel et de la vie d'adulte qui pèse."

A suivre : La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier 

mercredi 27 juin 2012

Charly 9 - Jean Teulé

J'ai récidivé. J'ai repris un Teulé. Et une fois encore j'ai lu une histoire basée sur une existence réelle. Une fois encore j'ai lu la violence. Cette fois, le personnage n'est pas un oublié. C'est le Roi de France Charles IX.Vous situez ? Moi, les rois de France, j'ai tendance à les confondre, à part peut-être Charles VII et Louis XIV...
Charles IX est le fils de Catherine de Médicis. Il est le roi de la Saint-Barthélémy (nuit de massacre massif de protestants). Il avait alors 22 ans. Le royaume était peuplé de catholiques et de protestants qui peinaient à s'entendre.
Je ne sais pas si tout ce qui est dans le livre est vrai (c'est un roman) mais selon Teulé, la mère de Charles IX prenait les décisions et son fils pourtant majeur les signait. Sous nos yeux, de célèbres personnages
prennent vie : le vieux poète Ronsard, le chirurgien Ambroise Paré, toute la famille royale ; mais de nombreux autres, pas forcément célèbres, perdent aussi la vie. Ils périssent par milliers, pendant la nuit de la Saint-Barthélémy (sur ordre du roi, par dépit) mais aussi bien après. Le roi, n'assumant pas ce massacre, perd la raison et se laisse aller à des délires plus hallucinants les uns que les autres : chasse au cerf dans les salles du palais du Louvre, chasse au lapin à coup d'arc dans les appartements de sa maîtresse (protestante, épargnée)... Mais il est attachant ce Charly 9. Il ne boit pas de vin, mais de l'eau agrémentée de pétales de fleurs. Selon Teulén, c'est à Charles IX que l'on doit la tradition du brin de muguet. Bon, le problème, c'est qu'il l'a offert à un peuple affamé, donc qu'il l'a mangé... Le muguet est toxique pour l'homme. ... quelques morts de plus...
Je ne raconte pas la suite, ni la fin.
Ce qui m'a marquée, c'est plus l'ambiance que l'histoire. Une fois de plus Teulé raconte l'horreur, la violence, tout en tentant quelques traits d'humour. Sauf que cette fois, je n'ai jamais souri. Ce qu'il a réussi à faire, c'est de rendre ce jeune roi touchant, attachant. On voudrait presque le prendre dans nos bras pour lui dire "ça va aller, ne t'en fais pas" mais au risque d'être tué, par lui, ou par un proche !
L'autre aspect bien dépeint, c'est l'espionnage et la trahison. En tout cas, cela semble bien réel.
J'ai lu ce livre rapidement, mais j'avais d'en terminer, pour sortir de cette ambiance lourde.

Du coup, pour vraiment passer à autre chose, j'ai pris un Gavalda ! ;-) A suivre ...

mercredi 12 octobre 2011

Pourquoi ?

En début d'année, Maï et moi avons été contactées par la maison d'éditions 365 via notre blog commun, Bol de culture. On nous proposait de nous occuper de l'édition 2012 de leur "Almaniak" Pourquoi ? Les Almaniaks sont des almanachs sur divers sujets : l'histoire, la cuisine, l'humour... Il s'agissait d'écrire 314 articles répondant à une question commençant par "Pourquoi... ?"

Nous avons rapidement accepté cette mission et nous nous sommes mises au travail. Pour ma part, je devais jongler entre la vie de maman, d'épouse, d'employée, de chanteuse amateur et surtout de femme vivant en Région parisienne ! J'ai pu mettre à profit mes heures de transports, qui (pour une fois) ont été un avantage : un laps de temps pendant lequel j'ai du temps pour m'occuper à ce que je veux sans bébé dans les pattes :-) En l'occurrence, je peux dire que j'ai écrit ce livre dans les transports (pourtant, la RATP n'a pas sponsorisé :-p). Par contre le travail de recherches devait se faire sur ordi, à la maison. Donc j'ai dû rusé. Et puis il y a eu des moments de relecture et de discussion avec ma co-auteure (merci Skype et les messageries instantanées).

J'espère que vous aurez autant de plaisir à nous lire que nous en avons eu à apprendre des choses, pour pouvoir vous les rapporter.

Malheureusement il n'y aura sans doute pas de suite, puisque nous avons eu quelques problèmes avec la maison d'édition au moment de la relecture et de la mise en page... C'est dommage ! Cependant, nous sommes fières de vous présenter notre œuvre, qui sort aujourd'hui même. Nos noms ne sont pas sur la couverture, mais nous en sommes bien les auteures ! Internet a du mal à suivre, pour le moment sur les différents sites nous nous appelons Maïwenn Maïwenn, ailleurs on peut lire Maïwenn Morvan - Laëtitia b, ou encore Xxx ! 
Si vous voulez vous cultiver de manière ludique, n'hésitez pas à acquérir cet Almaniak. Il est en vente partout au prix de 12,90 euros. N'attendez pas trop, l'édition 2011 est épuisée, on espère que ce nouvel opus connaîtra le même chemin ! 
Le lien vers le site des Editions 365 (où vous pourrez feuilleter quelques pages de Pourquoi ? 2012)

jeudi 13 janvier 2011

La révolte des accents - Erik Orsenna

Après le Teulé, il me fallait du plus soft, plus poétique, et j'ai jeté mon dévolu sur un Orsenna : La révolte des accents. C'est la suite de la promenade commencée par La grammaire est une chanson douce et continuée avec Les chevaliers du subjonctif. On y retrouve Jeanne sur son île fantasque. Cette fois, l'auteur nous explique que la langue sans ses accents, c'est un peu comme la cuisine sans les épices.

Effectivement la lecture a été moins tourmentée que celle du Teulé. Je ne sais pas si c'est pour ça, mais j'ai trouvé cet opus moins entraînant que les deux précédents.

vendredi 17 décembre 2010

Darling - Jean Teulé

Il est des livres dont on ne sort pas indemne...
Darling est l'histoire authentique de la cousine de l'auteur, Jean Teulé. Elle l'a contacté en 1997 pour qu'il écrive sa vie, et à l'époque il quitta Canal+ pour s'y consacrer pleinement.

Catherine Nicolle est une "paysante" normande issue d'une famille rustre. Elle est malmenée par les siens, et par la vie en général. La ferme familiale est le long d'une nationale, et Catherine rêve en regardant passer les camions. Elle apprend à lire en observant leurs plaques minéralogiques et leurs bâches. Elle rêve d'épouser un camionneur qu'il l'emmènera loin de cette vie de merde. Elle se met à la CB (CiBi) pour les côtoyer, et son QRZ (pseudo) est Darling. Un jour elle grimpe dans le camion de Roméo (alias Joël), qui l'épouse et lui fait trois enfants (par accident...). Il lui apprendra que la violence n'est pas que faite d'insultes et d'irrespect. Elle prend des coups avant sa naissance, pendant son enfance et dans sa vie d'adulte. Elle tente bien de s'en sortir, mais rien n'est simple.
Ce livre est issu d'une conversation que Jean Teulé a traduite en roman. Et quelle histoire !
Des plus sordides, dégueulasses, immondes et pourtant... on lit le livre jusqu'au bout.

Un film a été tourné, scénarisé par l'auteur, et interprété par Marina Foïs et Guillaume Canet. Je pense que je ne verrai pas ce long-métrage tant j'ai trouvé le livre violent. Et puis je me suis imaginé cette pauvre fille, et je ne suis pas sûre de pouvoir tenir longtemps si on me la montrait avec les yeux d'un autre.

Je recommande ce livre à qui veut, mais pas si vous adorez les romances à l'eau de rose.

mardi 16 novembre 2010

15 auteurs en moins de 15 minutes...

La Dame du CDI a tagué Maï qui m'a taguée... Rassurez-vous, je ne me suis pas fait graffiter mais c'est un défi qu'on lance par internet, et en particulier par les blogs. Alors à mon tour de jouer le jeu. Il me faut lister en moins de 15 minutes 15 auteurs qui m'ont marquée, touchée, émue, ou tout simplement ceux qui me viennent en tête.
Alors si on enlève ceux que mes deux commères (je voulais mettre "compères" mais au féminin ça ne fait pas le même effet du tout) ont déjà mis, parce que sinon ça fait copiteuse, je ne citerai pas Daniel Pennac, j'ai pourtant adoré joué une adaptation de son oeuvre dans mon jeune temps. Et puis les femmes enceintes sur les trottoirs de Belleville, vous pensez qu'elles font quoi ? Elles pensent à leur ventre ! Sacrée famille Malaussène ! Je ne citerai pas J.K.Rowling et son petit pote Harry et pourtant ... Et je ne citerai pas George Orwell et sa ferme, il était dans mon top 15 mais vu que j'en ai tout plein d'autres à donner... George, tu étais un visionnaire !
Alors qui me reste-t-il ?
Dans le désordre :
Erik Orsenna, évidemment, comment l'oublier, je l'aime son oeuvre. Je n'ai pas encore tout lu, mais je recommande. D'ailleurs ce n'est pas la première fois (voir ici).
Eric Emmanuel Schmidt, pour Oscar et la dame rose et Odette Toulemonde. Ecriture simple, émotions simples, ça marche très bien.
Pablo Neruda J'ai découvert ce personnage en voyant l'excellent film Le Facteur (de Michael Radford 1994), joué par l'inénarrable Philippe Noiret. Puis j'ai acheté La solitude lumineuse et je suis tombée amoureuse, une deuxième fois !
Raymond Queneau, pour les Exercices de Style que j'ai montés pendant un an, sans jamais les voir joués. Ou comment décortiquer la langue française jusqu'au bout du bout.
René Goscinny, pour le Petit Nicolas, Lucky Luke et Astérix. Incontournable.
Philippe Geluck, auteur du Chat, évidemment, et puis de mon agenda Le Chat que je me traine depuis des années... Esprit malin et plume aiguisée.
Pierre Desproges !! Peut-être pas un auteur pour tout le monde mais en lisant les Chroniques de la haine ordinaire et La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède je regrette de l'avoir découvert sur le tard. Il faut dire qu'il est mort un peu trop vite, le con ! (Etonnant, non ?)
Allez, juste une minute : Beethoven devant 4 pommes. Monsieur Beethoven, pouvez-vous compter ces pommes ? Beethoven : Pom pom pom pom .... Etonnant, non ?
:-D je m'amuse bien, oui je sais.
Antoine de Saint Exupéry, déjà cité par Maï, mais je ne peux pas passer mon tour. Le petit prince fait partie de ma vie. Je l'ai lu des 10aines de fois, je ne le connais pas par coeur, mais il ne se passe pas une journée sans qu'une pensée aille traîner près du renard, de la rose, ou du pilote... Ce livre est tout public, et il y a tellement de niveaux de lecture différents !
Claude Ponti, à mettre d'urgence entre toutes les petites mains !! Sur l'île des Zertes, Blaise et le château d'Anne Hiversaire, Okilélé, Blaise, le poussin masqué, etc, etc, etc...
Nicolas Gogol, j'ai lu de lui le Portrait et les nouvelles de Pétersbourg (dont la perspective Nevski et le Nez), au lycée. Je ne m'attendais pas du tout à ça, peu familière de la littérature russe. Un choc, mais relues plus tard, elles ont pris une autre dimension.
Jean Tardieu, encore parce que son théâtre m'a émue. Un mot pour un autre, notamment. Amoureux de la langue française. "Toujours le pot pour frire !"
William Shakespeare, tellement terrible en VO qu'il parait tout fade en français ! Ses poèmes, étudiés à la fac, avec les iambes et les trochets .... Et son théâtre, évidemment ! Le Songe d'une nuit d'été parmi d'autres (Beaucoup de bruit pour rien... Voyez le film de Kenneth Branagh si vraiment vous n'avez pas le temps de lire)
Anna Gavalda, pour Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Dino Buzatti pour les nouvelles Le K dont "pauvre petit garçon !"
Didier van Cauwelaert pour Un aller simple
et les complémentaires : les Japonais Tadashi Agi pour le manga Les gouttes de dieu et Keiko Ichiguchi pour Pourquoi les Japonais ont les yeux bridés etLes Japonais aussi pètent parfois les plombs.

Et comme je ne peux pas m'arrêter je vous renvoie à mes précédentes notes de blog concernant mes lectures :
La Dame à la Licorne - Tracy Chevalier
Aliocha - Henri Troyat
L'ami retrouvé - Fred Uhlman
Mangez-le si vous voulez - Jean Teulé

Je suis supposée taguer à mon tour des blogueurs, mais ceux auxquels je pense l'ont déjà été, alors je vous propose de laisser un commentaire avec les 15 auteurs qui vous viennent à l'esprit.

mardi 29 juin 2010

Ooooooh !

Vous avez vu la page d'accueil de Google France aujourd'hui ?

A l'occasion du 110è anniversaire de la naissance d'Antoine de Saint-Exupéry le moteur de recherche le plus utilisé au monde s'est mis aux couleurs du Petit Prince


J'adore le Petit Prince ! Ce livre est un conte qui paraît naïf mais en vieillissant je n'ai cessé de le relire, et à chaque fois je découvre d'autres détails qui m'avaient échappés la fois précédente.

mercredi 31 mars 2010

Re-lu !

Je l'avais acheté par hasard, comme on peut choisir un livre sur un rayonnage parce que la couverture nous a plu, ou parce qu'il était posé à l'envers, ou tombé derrière un tas d'autres livres... Je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque en cherchant un tout autre titre. Le livre du hasard est : Les Miscellanées de Mr. Schott, de Ben Schott. Qu'est-ce que c'est ?
Les miscellanées sont des recueils de choses et d'autres. Vous savez, c'est justement tous ces petits trucs qu'on voudrait savoir mais qu'on ne sait pas où chercher. Eh bien là, c'est un recueil de petits trucs qu'on peut trouver sans chercher. Comme moi avec ce livre finalement.
On y trouve l'histoire de l'impôt britannique sur les chapeaux, l'alphabet en langue des signes, les longueurs de lacets, le nom des scores de golf, le drapeau de la Guadeloupe, une liste d'émoticônes, des infos sur le chat de John Lennon... que des choses pas toutes inutiles mais qui ont évidemment leur importance !

mercredi 21 octobre 2009

Erik Orsenna - Les Chevaliers du Subjonctif

Après La grammaire est une chanson douce, il y a Les chevaliers du subjonctif. Aussi incontournable.
Après la grammaire, l'auteur nous emmène découvrir la conjugaison.
Jeanne et Thomas ont grandi, ils sont adolescents. Ils sont toujours sur l'île des Mots mais doivent la quitter (je ne vous raconte pas pourquoi) et se retrouvent sur l'île des Subjonctifs. Jeanne y découvre que le subjonctif est le mode de l'imagination, du rêve et du désir.

Extrait de la 4è de couverture :

– ... le subjonctif est l’univers du possible.
– Et alors ?
– Réfléchis un peu, Jeanne. Qu’est-ce que le possible ?
– Quelque chose qu’on pourrait faire…
– Mais qu’on n’a pas fait. Pas encore fait. Pas voulu faire. Réclamer le possible, tout le possible, c’est critiquer le réel, le monde tel qu’il est, la pauvreté, les injustices. Et donc critiquer les politiques qui veulent que rien ne change : ils se satisfont très bien du monde tel qu’il est.
– Le subjonctif est un mode révolutionnaire, c’est ça ?
– On peut le dire.
Si vous avez aimé ce livre et/ou le précédent, Erik Orsenna propose aux petits comme aux grands de prolonger le plaisir avec des jeux sur son site. Citons pour les grands le S+7, jeu pratiqué par les adeptes de l'Oulipo (l'Ouvroir de la Littérature Potentielle)

mardi 13 octobre 2009

Erik Orsenna - La grammaire est une chanson douce

On a tous des souvenirs plus ou moins heureux des cours de français que nous avons dû subir en primaire, et au collège... Moi je dois avouer que j'ai plus adoré que subi, mais bon, vous êtes nombreux à connaître mon goût pour la langue française. J'ai commencé tôt ;-)
Erik Orsenna est père. Lorsqu'il a su quels termes étranges étaient donnés à des notions de grammaire dans la classe de ses enfants, il a été révolté, à sa façon. De sa révolte est né ce livre : La grammaire est une chanson douce. Il est convaincu (et moi aussi, mais c'est peut-être moins important) qu'on peut aimer la grammaire et la prendre (et l'apprendre) comme un jeu. Les mots ont une vie qui leur est prore, et chaque phrase est une nouvelle aventure pour eux.
Ce livre, paru chez Stock en 2001 et en CD audio en 2002, nous raconte l'histoire de Jeanne et Thomas. Ils sont jeunes et leurs parents divorcés habitent de part et d'autre de l'océan Atlantique. Ils voyagent beaucoup. Un jour, pris avec leur bateau dans une tempête inouie, ils échouent sur une île. Ils sont devenus muets, privés de mots. Accueillis par un Monsieur Henri, que vous connaissez tous, un musicien poète, rieur et charmeur, ils vont découvrir que cette île est magique. Les mots y sont des êtres vivants, ils ont leur ville, leurs maisons, leur mairie et leur… hôpital !
Il est très facile à lire, par les petits comme par les grands. Il est superbement illustré.
Vous pouvez lire ou entendre le chapitre 1 de La grammaire est une chanson douce ici.
Extrait de la 4è de couverture :
"Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "

dimanche 11 octobre 2009

Erik Orsenna - Portrait d'un homme heureux : André Le Nôtre 1613-1700

Ce livre vous invite à rencontrer un homme à qui l'on doit de magnifiques parcs et jardins d'Île de France, et qui font la gloire de notre pays : André Le Nôtre. Son père était jardinier du roi aux Tuileries, et lui a conçu les plans de nombreux jardins à la française, et l'aménagement du parc du palais de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.
On y (re-)découvre des parcs qu'on croyait pourtant connaître et on y apprend les contraintes colossales qu'il a dû considérer avant que les jardins de Versailles soient envisageables.
A travers ce livre, Orsenna nous livre son amour des oeuvres de Le Nôtre, comment le jardinier a réussi à dompter la nature et à plaire au Roi Soleil.

Appel à témoin : Margoo, si tu passes par là... Pourrais-tu me rendre mon livre, prêté il y a environ 26 mois ? .... Merci !

vendredi 9 octobre 2009

Erik Orsenna - Deux étés

Comme je vous l'annonçais dernièrement, voici un aperçu d'un livre d'Erik Orsenna : Deux étés. Il est paru aux éditions Fayard en 1997. Il a depuis été édité par le Livre de Poche.
Le lieu. Une île au large de la Bretagne. Peu envahie par les touristes l'été. Gilles, a entrepris de traduire en français Ada ou l'Ardeur, de Nabokov, réputé intraduisible.
Ce roman est autant une ode aux plaisirs insulaires qu'aux mots et à leur défense. Ni l'ïle ni les mots se laissent apprivoiser par quiconque.
Les traducteurs sont des corsaires. [...] Quel est le travail du corsaire ? Quand un bateau étranger lui plaît, il l'arraisonne. Jette l'équipage à la mer et le remplace par des amis. Puis hisse les couleurs nationales au sommet du plus haut mât. Ainsi fait le traducteur. Il capture un livre, en change tout le langage et le baptise français. Vous n'avez jamais pensé que les livres étaient des bateaux et les mots leur équipage ?

Vous pouvez lire un extrait de ce roman en ligne, ici.

mercredi 7 octobre 2009

Oups !

Je viens de me rendre compte que ce blog manque d'un petit billet qui parlerait de l'oeuvre d'Erik Orsenna. Il est impensable que MON blog se passe de ce sujet. Ma bibliothèque est grande et une place importante y est faite pour les écrits de Monsieur Orsenna.
Alors comment aborder ce sujet ?
Fastoche ! Je viens d'acheter le dernier livre que j'ai trouvé écrit par lui, mais je me suis aperçu que j'avais raté une précédente sortie. Fichtre ! Cet impair sera rapidement réparé.
Alors Erik Orsenna ... ne s'explique pas, il se lit. C'est un passionné de la langue française, un amoureux de la mer, des voyages et de la musique, un écrivain certes, mais un écrivain qui respecte le livre, pas un écrivain qui cherche à écrire le futur best-seller. Ses écrits n'ont pas pour but unique de transmettre un savoir, mais aussi de défendre une idée ou de faire rêver, ou d'expliquer... J'aime lire Erik Orsenna. Il a écrit quelques romans, mais aussi des essais, des beaux-livres, etc...
Depuis 1998, il a été élu à l'Académie Française, dans le fauteuil de Jacques-Yves Cousteau. Pourtant, il n'est pas encore bien vieux, puisqu'il est de 1947. Eh oui, il existe des Académiciens pas tout à fait décrépis !
Je vous détaillerai quelques livres du sieur Orsenna que je possède et que j'ai aimé lire dans les prochains jours. En attendant vous pouvez découvrir un peu son univers en visitant l'archipel d'Erik Orsenna.

mercredi 26 août 2009

Passionnant !

Depuis des mois je cherche à en savoir un peu plus sur mon arrière-grand-père, en particulier sur son choix d'être résistant à l'heure où d'autres ont choisi (l'ont-ils choisi ?) le camp de la collaboration avec la force d'occupation.
Au cours de mes vacances, j'ai eu le plaisir de récupérer une brochure écrite en 1971 sur l'Occupation, la Résistance et la Libération du Chinonais. Pour ceux qui se demandent où se trouve le Chinonais.... (bouh ! ignorants ! ;-D) c'est le "pays" de Chinon, une des sous-préfectures d'Indre-et-Loire, région Centre.
Ce document cite par 4 fois mon aïeul et m'apprend bien des anecdotes sur la vie des habitants du coin sous l'Occupation. Par exemple, les célèbres statues de Jeanne d'Arc et de Rabelais devait être déboulonnées et fondues par les Allemands. Pourtant si vous allez à Chinon, vous verrez qu'elles sont bien en place. Le maire du moment a réussi à les faire épargner.
D'autres anecdotes sont bien moins souriantes mais il ne faut pas oublier notre Histoire. Ma génération ne saura jamais, espérons-le, à quel point ce qu'ont vécu nos anciens en cette douloureuse période, mais je crois qu'il est bon que nous exercions notre mémoire.

lundi 3 août 2009

Mangez-le si vous voulez - Jean Teulé

C'est l'été, traditionnellement la saison à laquelle certains lisent le seul livre de l'année. Moi, je lis toute l'année, de tout, de rien, des histoires divertissantes, des faits historiques, des nouvelles... La semaine dernière on m'a prêté Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé. J'en avais entendu parler, et je me disais que je le lirais un jour.
Je ne l'ai pas lu, je l'ai englouti ! Ce livre est une horreur, ou plutôt l'histoire qui nous y est brossée. Une histoire vraie, un peu (beaucoup) romancée, mais dont les faits sont réels.
> Août 1870, à Hautefaye, petit village du Périgord. Alain de Monéys se rend à la foire locale pour régler quelques affaires courantes. Deux heures après son arrivée, il sera mort brulé vif sur un bucher après avoir été torturé et lynché par une foule devenue animale et sauvage.

Je n'ai jamais lu Teulé avant, et ne sais si j'en relirais. Je note qu'il a de l'humour, et qu'il a dû faire un travail de recherches assez poussé afin d'écrire ce livre.
Ce qui m'a plu c'est de pouvoir vivre ce moment là, à distance de temps et d'espace. Je n'aurais pas aimé le vivre en vrai ! Mais l'auteur a su décrire les faits, les personnes et les lieux suffisamment pour qu'on puisse imaginer le tout.
Ce qui ne m'a pas plus c'est que lorsque vous lisez une scène d'horreur, vous ne pouvez pas fermer les yeux le temps que ça passe, comme au cinéma. Non, un livre doit être lu pour que le récit se déroule, si vous fermez les yeux vous laissez l'action en suspens et le pauvre Alain de Monéys se faire molester... donc n'arrêtez pas la lecture plus de quelques secondes.

Mes voisins de métro ont dû me voir passer par plusieurs couleurs pendant ma lecture. Qu'ils se rassurent, ce n'était rien, rien comparé à ce qu'a subi cet homme que tous ses tortionnaires appréciaient pourtant...

Ajout du 17 décembre 2010 : Ah ben si, j'en ai lu un autre : Darling

lundi 27 avril 2009

L'utile et l'agréable

Quelle bonne surprise ! J'avais entendu et lu du bon de cette collection mais je viens de tester par moi-même : je recommande vivement la lecture des volumes du manga Les Gouttes de Dieu, de Tadashi AGI et Shu OKIMOTO.
Alors oui je sais, un manga ça fait pas très sérieux. Pour renseigner ceux qui se demandent ce que c'est, c'est en quelque sorte une BD au format d'un livre de poche, qu'on lit dans le sens inverse des livres habituels (enfin habituels pour l'Occident).
Mais ce qu'on ignore souvent c'est que certaints mangas explorent des sujets très sérieux et apprennent beaucoup de choses à leurs lecteurs. En l'occurrence, Les Gouttes de Dieu est consacré au vin. Et si le manga est bien japonais les techniques oenologiques et connaissances sur le vin ne sont pas malmenées. Les crus français y sont des plus aimés. Que les puristes se rassurent !
Dans ce volume 1 j'ai déjà appris différents termes techniques que je ne connaissais pas encore, comment et pourquoi on fait décanter certains vins, comment sont différenciés les vins de Bourgogne (grand cru, 1er cru, village, vin de région) et je n'ai pas encore fini la lecture de ce volume-ci !
Pour les amateurs du breuvage voici la liste des vins détaillés dans le 1er volume :
  • Vosnes Romanée les Jachées, 2000
  • Richebourg Vosnes romanée 1er cru, 1997
  • Rosso Miani (Italie / région du Frioule)
  • Château Mont Pérat 2001
  • Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1990
  • Pomard Rugiens Bas 2000
  • Richebourg Vosne romanée Grand cru 1959
  • Château Mouton Rotschild – Pauillac – 1982
  • Opus One 2000 (cabernet Sauvignon américain - Californie)
  • Château Léoville Las-Cases 1983
  • Château Pichon-Longueville Baron
Alors bien sûr il y a une histoire, des personnages et des échantillons de dégustation. Ah ben non, y a pas d'échantillon... dommage !

Bon, je ne peux pas terminer ce billet sans citer François Rabelais : "Beuvez toujours ne meurez jamais"
HADOPI - Le Net en France : black-out

jeudi 9 avril 2009

L'ami retrouvé - Fred Uhlman

HADOPI - Le Net en France : black-out
Résumé :
Paru pour la première fois en 1971, ce livre raconte l'amitié impossible entre le narrateur Hans Schwarz, fils d'un médecin juif, et Conrad von Hohenfels, jeune aristocrate, pendant la montée en puissance du régime nazi (en 1932) à Stuttgart ; en effet la mère de Conrad déteste les juifs, et son père n'y fait guère attention. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, chez son oncle, où il fera des études de droit à l'université d'Harvard dans le Massachusetts et deviendra avocat. Il essaiera d'oublier l'enfer de son passé, qui se rappellera à lui de façon tragique.
Après ses études, Hans reçoit une lettre,celle-ci provient du Karl Alexander Gymnasium, son ancien lycée, accompagnée d'un fascicule contenant une liste de noms dans lequel il retrouve tous les noms des anciens élèves du Karl Alexander Gymnasium qui sont morts suite à la guerre. Il reconnait les noms d'anciens élèves de sa classe mais il ne veut pas regarder à la lettre H par crainte de voir le nom de son ami Conrad. Juste avant de jeter le fascicule, il se décide à regarder les H et découvre le nom de son ami et c'est à ce moment que l'on comprend le vrai sens de l'amitié.

Comme pour la nouvelle "Pauvre petit garçon !", du livre Le K de Dino Buzatti on apprend le plus important en lisant la dernière phrase du livre, et même le dernier mot.

Mon sentiment sur ce livre est partagé. Il est écrit de façon très froide, factuelle, sans fioritures... mais c'est un bon livre selon moi. Pour autant je ne le relirai sans doute pas.
A vous de vous faire un avis !

Le thème de l'amitié est le point commun avec Aliocha, dont j'ai déjà parlé ici.

jeudi 19 février 2009

Aliocha - Henri Troyat

Je viens de terminer la lecture de Aliocha, de Henri Troyat. Je n'ai rien lu d'autre de cet auteur, mais ça ne va pas durer. J'ai adoré cette lecture, le voyage en 1924 dans cette famille de Russes qui ont fuit leur régime, et qui sont arrivés à Neuilly dans l'espoir de repartir chez eux tout bientôt.
Le jeune Alexis (Aliocha) ne se sent pas l'égal de ses camarades "bien français" mais ne sent plus vraiment l'égal de ses parents, qui vivent dans le souvenir des beaux jours en Russie, et dans l'espoir de les retrouver bientôt. Lui se sent français, sa culture est française, il n'a pas d'attirance envers la culture russe, ni envers cette langue. Quand ses parents lui parlent en russe, il répond en français. Quand il pense à la France, il pense "mon pays".
Et son histoire d'amitié avec Thierry, autre jeune homme à part, est si bien décrite qu'on s'imagine être à côté d'eux, de lire les mêmes livres qu'eux, et ils en lisent ! Thierry est Français, d'un milieu favorisé, amoureux de la littérature française, il guide les lectures d'Alexis, et ils dissertent sur la vie.
Ce livre est accessible aux jeunes comme aux adultes.
Poignant, émouvant, intéressant, captivant.... Bref, je recommande !

samedi 27 décembre 2008

It's enough to make you want to puke, isn't it?

Harold Pinter n'est plus.
J'ai adoré étudier "The Dumb Waiter" en terminale et j'adore le théâtre absurde. Je ne connais que cela de ce dramaturge britannique mais c'est avec peine que j'ai appris qu'il était décédé le jour de Noël.
Je ne parle pas plus de lui, mais je vous conseille cette pièce. Je ne la connais qu'en anglais, disséquée par ma prof de l'époque, et jouée par extrait par mes camarades et bibi.
Deux tueurs à gage sont dans un sous-sol, ils doivent attendre les instructions, ne savent pas de qui ils les recevront, ne savent pas qui ils viseront, ni combien ils seront récompensés. Ben et Gus n'ont pas autre occupation que de parler en attendant, et le langage devient obsédant.
De la même façon que la pièce radiophonique "Le Silence" de Nathalie Sarraute, le flux de paroles met en lumière le silence, qui comme on le sait ... est d'or.

En français le titre est souvent traduit par "le monte plat", car en anglais un dumb-waiter est un monte plat, et dans la pièce il y a un monte-plat qui devient rapidement le 3è personnage... mais on pourrait traduire par "l'idiot qui attend".
Le titre de ce billet est une réplique en anglais de cette pièce. "C'est suffisant pour te donner envie de gerber non ?" Désolée mais c'est la seule réplique dont je me souviens en entier !

mardi 9 décembre 2008

La Dame à la Licorne

Alors c'est quoi ce livre ? Eh bien c'est encore une bonne suprise !
Je vous ai déjà parlé de l'auteure : Tracy Chevalier, en tout cas d'un de ses livres : La Vierge en bleu. Eh bien aujourd'hui c'est La Dame à la Licorne. Cette fois encore il y a un fond historique, qui ne me déplaît pas, mais pas à outrance. Les personnages sont bien dans leur époque et on peut très bien suivre et se les imaginer sans être un pro de la période.
Descriptif de l'éditeur : Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble, Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Le commanditaire est riche, il rêve de grandes scènes de chasse et de batailles. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Noble dont il s'éprend. Elle deviendra l'inspiratrice et le modèle des tapisseries. Cette passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. À Bruxelles, le lissier Georges de La Chapelle est confronté au plus grand défi de sa carrière. Jamais il n'a accepté un travail aussi ambitieux dans des délais aussi brefs. Mais les commandes sont rares et le marchand est puissant. Toute la vie de son atelier et de sa famille en sera bouleversée.
En élucidant le mystère d'un chef-d'œuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Âge s'apprête à épouser la Renaissance.

Alors comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, en cherchant un peu sur le net, j'ai trouvé des images des 6 tapisseries de Jean Le Viste. Donc elles existent, et elles sont à Paris, au musée national du Moyen-Âge. Elles ont été classées au titre de monuments historiques par ... Prosper Mérimée ! Il avait aussi classé le château de Chinon ce brave homme, et j'ai adoré lire la Vénus d'Ille de cet auteur, mais je m'égare.
Pour finir, Wikipedia m'apprend que
Dans les films adaptés des romans Harry Potter, plusieurs tapisseries de la série ornent les murs de la salle commune des élèves de la maison Gryffondor.
Ben ça alors !