dimanche 27 juillet 2008

Le capitaine

On m'a dit récemment "tu connais beaucoup de chansons françaises toi" et ça m'a paru étrange. En effet j'aime les chansons à texte, et en particulier celles qui ont un vrai message. Pas celles qui remplissent les bacs des disquaires uniquement pour ...faire vendre. Pour parodier Gad Elmaleh dans son sketch sur les comédies musicales, je dirais que je préfère les chansons qui défendent un point de vue plutôt que celles qui disent "L'amour, c'est bien !". C'est un point de vue, effectivement mais bon...
Pour ma défense, je n'écoute pas les radios pour jeunes, et ne suis pas fan des derniers chanteurs à minettes, éphémères à souhait... Ca aide !
Alors je me suis dit que j'allais présenter ici des textes que j'aime, pas forcément très engagés, mais des chansons que j'aime pour la qualité de construction, et pour diverses raisons. Un bon texte, selon moi, se passe volontiers de la musique sur laquelle il est chanté, pour nous faire voyager, réfléchir, rêver...
Alors je commence par un texte du génial William Sheller. Une fois encore je me démarque de ma génération, pour qui ce nom n'évoque pas grand chose. Mais passons... J'ai choisi parmi toute son oeuvre (qui mériterait bien un blog entier d'ailleurs ;-) ) Le capitaine. Et je vous propose un petit jeu. Je sais que parmi vous, nous avons quelques érudites, parmi elles je pense à celles qui ont lu les classiques, et qui connaissent peut-être un peu l'histoire de l'opéra... Alors la question est : quelle histoire célèbre est évoquée dans cette chanson ?
Maintenant, place au texte (que j'ai remis en forme, pour le rendre lisible de façon fluide, comme une nouvelle) :

Mon bateau est tout bleu dans les reflets de la lune, j'avance sur la mer calmée.
"Dites-moi, voyez-vous déjà la ligne des dunes qui bordent la maison de thé ?"
Fumée en marche, tout me pousse. Sur sa table mes lettres doivent s'envoler.
Amour en marche, tout me pousse. Ses cheveux noirs aux branches doivent s'emmêler, les bambous seront lourds autour de la maison, elle portera sans doute un kimono de coton. J'y pense chaque jour en regardant l'horizon. Les marins chuchotaient cette nuit sur le pont "Que fait le capitaine? Il a perdu la raison."

"Monsieur un télégramme." Et j'ai dû prendre la mer mais le voyage fut si long. Elle est restée mon rêve et je reviens vers la terre. A-t-elle su compter les saisons ?
Fumée en marche, tout me pousse. Sur sa table mes lettres doivent s'envoler.
Amour en marche, tout me pousse. Ses cheveux noirs aux branches doivent s'emmêler, les bambous seront lourds autour de la maison, elle portera sans doute un kimono de coton. J'y pense chaque soir en regardant l'horizon.
Les marins chuchotaient cette nuit sur le pont "Que fait le capitaine? A-t-il perdu la raison ?"

Amour en marche, tout me pousse. On éteint la lanterne dans la maison de thé, ce sont des larmes qu'on étouffe. Oh monsieur Puccini mais que s'y est-il donc passé?
Les bambous sont fanés autour de la maison, du sang rouge a fleuri au kimono de coton. Un papillon est mort, un pétale est tombé et les marins chuchotent au matin sur le pont "D'où vient le capitaine? Il a perdu la raison"

Topissime !


Cinemation l'avait bien noté, j'ai voulu le juger par moi-même : Kung Fu Panda est un très bon film d'animation. Cécile écrivait ceci (Cinemation n°5)

le souci du détail dans les décors , le choix des couleurs qui respecte les traditions de la Chine ancestrale ; l’impressionnant travail de graphisme sur le rendu des matières et sur les séquences de bagarre.
Pour les petits c’est un joli film avec une histoire sympa et beaucoup d’humour, et pour les plus grands le film est porteur d’un message plus profond.
Kung Fu Panda est une belle leçon de tolérance, d’acceptation des différences et qui encourage à croire en ses rêves. Le parcours de Po est un voyage spirituel, un parcours initiatique qui rappelle quelques contes d’Extrême-Orient.
Décidément, il n’y a pas de doute, DreamWorks a tout compris. Chaque film est un régal, on se laisse séduire par chaque création du studio. Trop facile ?!
Cécile Guthleben

Et j'approuve !

Sans trop en dévoiler, il y a des répliques déjà cultes, je n'en citerai qu'une > "on ne facture pas la topicitude, ni la séductivité"
et puis une autre réplique, qui sera surement moins culte, m'a touchée, parce que j'ai déjà entendu ça quelque part :
"Hier est derrière, demain est un mystère, aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle le présent" Ok ça fait cucul, mais j'aime !

Prochain film d'animation attendu : Wall-E, il sort demain.

dimanche 20 juillet 2008

Surprise, affaire et déception

Ce samedi nous avons décidé d'aller voir en ville le temps qu'il y faisait. Enfin on voulait surtout voir la grande surface suresnoise entièrement dédiée à la nature : animalerie, jardinerie, et meubles de jardins. On l'a vue, on a fait nos emplettes, et comme le magasin propose un parking souterrain gratuit, on en a profité pour aller voir l'autre grande surface juste à côté... L'enseigne annonce : vêtements et décoration.
.... Je ne sais pas par où commencer....
Imaginez un entrepôt, un peu aménagé, des caisses dans lesquelles on peut trouver des vêtements en vrac. Ah ben oui, j'avais oublié : la période des soldes est toujours en cours ! Bon, un peu de déco pour la maison, à des prix prohibitifs pour moi. Je note que la mode en matière de déco est incontestablement l'objet qui porte son nom. Sur les verres il y a écrit "sirop", ou "limonade", sur les pots à café il y a.... "café", au cas où les neuneus ne sauraient pas trop quoi mettre dedans. Les assiettes aussi sont marquées, et je me demande comment ils font sur les cure-dents....
Il y a des meubles aussi dans ce magasin, mais franchement pas à mon goût. A l'opposé des meubles modernes, ce sont des meubles en bois brut. Quand j'écris brut, c'est vraiment brut : prenez trois petites bûches, collez-les ensemble, ajoutez un petit coussin rond ... ça fait un tabouret ! Et l'étiquette porte 3 chiffres avant la virgule....
Avant de quitter l'endroit, je me suis dit que finalement je pourrais quand même regarder si les soldes pourraient me permettre quelques achats... Et là ! Je n'en ai pas cru mes yeux !! Dans les caisses en vrac, les prix étaient entre 1 et 10 euros. Mais ma surprise venait des étiquettes.... J'ai acheté 3 hauts en coton, tout ce qu'il y a de plus simple. J'en ai eu pour 25 euros en tout, mais si j'additionne les prix d'origine, le total aurait pu être de 155 euros ! Oui vous lisez bien, j'ai acheté des vêtements simples dans un magasins qui trie sa clientèle par le porte-monnaie.
Je n'ai pas pu essayer les vêtements avant achat car j'ai refusé d'utiliser les "cabines" du magasin. En effet, l'espace essayage était en fait un recoin de l'entrepôt, délimité par un grand rideau opaque, et derrière lequel plusieurs personnes peuvent se changer. Donc je n'avais pas envie d'aller essayer des vêtements parmi d'autres femmes, partageant le même espace... Je suis sûrement trop pudique pour partager ce moment-là.
Non franchement, la seule chose que je ne regrette pas, c'est que dans ces magasins pour gens riches, je taille plus grand que les clientes habituelles, et que la période de soldes est le seul moment de l'année pendant lequel je peux y acheter des vêtements, donc finalement, ce magasin est fait pour moi (!!!!). Mouais.

mercredi 16 juillet 2008

On me communique...


Un double numéro spécial été !

Pour cet été, Cinemation magazine décline sa formule en un numéro bimensuel juillet/août. La rédaction est fière de vous offrir ce nouveau numéro, toujours 100% gratuit.

Ce mois-ci, les super-héros s’invitent sur grand écran tandis que la petite lucarne connait quelques bouleversements. Et comme toujours, retrouvez l’actualité numérique et animée, nos critiques, notre dossier du moment, des enquêtes thématiques, et un retour sur les festivals.

Reste à vous souhaiter de bonnes vacances pour ceux qui en prennent et une bonne lecture.
Pour télécharger gratuitement le numéro, cliquez ici.

Cordialement,

La Rédaction de Cinémation

lundi 14 juillet 2008

Un peu plus près des étoiles...

L'événement du week-end à Chinon était assurément la mise en service de l'ascenseur. Un ascenseur ? Non : L'ascenseur ! L'unique ascenseur qui monopolise les conversations sur plusieurs jours. Eh oui, la ville basse s'est rendue accessible à tous en remplaçant les historiques pavés par des pavés plats et sans charme, et la ville haute voit le château faire peau neuve. En 2010 les travaux seront finis et l'entrée se fera par le Fort Saint-Georges. En attendant pour passer à pied d'une ville à l'autre il fallait passer par des escaliers vieux de plusieurs siècles, ou par une rue relativement mal pavée (disons que les pavés sont peu stables, espacés, et lisses). Eh bien désormais, l'ascenseur que vous aviez vu ici permet à tous de passer d'une ville à l'autre en 20 secondes et sans effort. Et gratuitement en plus !
Nous l'avons testé pour vous !
Vu d'en-bas
Vu d'en-bas
Vu d'en-haut
La vue sur la ville

La voilà !

Une bonne nouvelle de plus, nous avons enfin notre belle voiture toute neuve ! Eh oui, vous qui connaissez notre "petite jaune", sachez que maintenant nous avons "la bleue". Admirez la photo, nous sommes fiers !


Notez que si la jaune vous a séduits, elle est à vendre (à bons entendeurs ...)

mercredi 9 juillet 2008

Et de 4 ! ou Une avalanche en plein été

Et comme un bonheur ne vient jamais seul ... non je ne me re-marie pas ;-)... grâce aux 3 diplômes des 3 médailles il a pu demandé la médaille de Reconnaissance de la Nation... qu'il a obtenue en ... 2 jours cette fois, et avec le beau diplôme ! Faut jamais désespérer avec l'armée...
Voici d'ailleurs le texte qui annonce la nouvelle :
La Nation reconnaît les services rendus à la France à mon petit mari qui a participé aux opérations au Kosovo.
signé : Jean-Marie Bockel
Le Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants

Allez mon zépoux, continue comme ça, je suis super fière ! Mais attention, tu vas pencher maintenant avec toute ta quincaillerie ;-)

Pour la petite histoire le titre de reconnaissance de la Nation est accordé aux militaires des forces armées françaises et aux personnes civiles de nationalité française qui, pendant au moins 90 jours, consécutifs ou non, ont participé à un conflit.

Et pour ceux qui suivent, vous avez repéré les couleurs ? Jaune et bleu !

Et de 3 !

Depuis le 1er janvier 2007 l'armée avait attribué à mon petit mari la médaille de bronze de la Défense Nationale, agrafe Transmissions. Il l'a "reçue" lorsqu'il était parti au Kosovo (en fait de réception, il se l'est achetée quoi !). Mais quand on reçoit une médaille on doit aussi recevoir le diplôme qui va bien... mais ce diplôme s'est fait attendre jusqu'à ... avant-hier ! Oui oui vous lisez bien ! Donc depuis deux jours ma moitié a enfin le droit de porter la médaille qu'il a eue il y a 18 mois !!

lundi 7 juillet 2008

Danser encore

Une ride dans la glace,
Je me fais vieux.
Dans le lit j'ai de la place pour deux.
Avant que la vie ne passe,
Je veux garder l'envie.

Une ride à la surface,
Sommes-nous heureux ?
La lumière s'éteint peu à peu.
Avant d'être dans le noir,
Je veux garder l'espoir.

Et danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor.

Dernier avis de tempête,
Dernier refrain.
Vivre sans penser au lendemain.
Danser que tourne la terre,
Descente et l'air de rien.

Une dernière cigarette,
Un verre de vin,
Ramasser les miettes du festin.
Faire avant que tout s'arrête,
La fête jusqu'à la fin.

Danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor.

jeudi 3 juillet 2008

Le mot de la semaine : coqueluche

A ce rythme le mot de la semaine va devenir le mot du mois !
Cette semaine, une bizarrerie de la langue française : Coqueluche.

Le 1er sens de ce nom féminin est le nom d'une maladie contagieuse qui se caractérise par une toux violente et convulsive. En anglais : whooping cough
Et le second sens est bien plus sympathique : Favori, personne qui suscite l'engouement des autres [usage familier]. Par exemple : Il est la coqueluche de la classe. Synonyme : idole.

Ainsi lorsqu'on adore quelqu'un on lui donne le nom d'une maladie. Mouais ....