Cette semaine, j'ai dû retourner à Paris. Après 2 mois de Lorraine, je n'avais aucune envie de repartir à la capitale. J'ai donc pris les transports en commun, 25 mn de bus messin, 1h20 de TGV et puis 45 mn de métro parisien. Promiscuité, odeurs, fatigue, bruit, ...
Je n'ai pas aimé reprendre le métro. Même quand je vivais en région parisienne j'arrivais à me passer du métro. J'arrivais à lui préférer le bus et le tram. Mais là, c'était plus direct de prendre les souterrains, comme tout le monde...
Et j'ai repensé à cette chanson, tellement bien écrite, et la musique, tellement forte sur ce texte. Je l'ai déjà écoutée de nombreuses fois en situation. Et puis maintenant, je la trouve tellement plus évidente encore !
Châtelet-Les Halles
Entre gris et graffitis
où s`enferme le quotidien et des murs tellement petits
qu`on entend tout des voisins, avec pour seul vis-à-vis
des montagnes de parpaings
où déambule l`ennui
et se traînent des destins. Le samedi après-midi, prendre des souterrains, aller voir où ça vit, de l`autre côté : Ligne 1, Châtelet-les Halles, station balnéaire, mais où y a pas la mer. Comme de banlieue, la plage. Voir un peu de bleu, échouer sa galère, marquer son passage, suivre les tags... Quand y a plus de repères : Châtelet, la fin du voyage.
C`est pas ici Tahiti
mais c`est toujours mieux que rien. Les baskets sur le parvis
ne vont jamais très loin. On y piétine les débris
et les abris clandestins, éprouvant même du mépris
à ceux qui tendent la main. De Harlem à Paris
s`engouffrer dans un train, puis un couloir qu`on suit, ne pas aller plus loin.
Ligne 1, Châtelet-les Halles, station balnéaire, mais où y a pas la mer. Comme de banlieue, la plage. Voir un peu de bleu, échouer sa galère, marquer son passage, suivre les tags... Quand y a plus de repères : Châtelet, la fin du voyage.
