mardi 19 février 2008

En cours de lecture

Alors après les Chroniques de la haine ordinaire, Windows on the World, Cats, Le Parfum, Un aller simple, Un homme disparaît, Le Ciel t'aidera, Je l'aimais, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part..... que lire ?
J'ai bien un stock de livres à lire, achetés d'avance, pour ne pas tomber en rade, mais lequel choisir ?
Eh bien je me suis souvenu de mes cours de fac, comme souvent j'ai "étudié" des titres mais pas vraiment lu ces livres. Alors je me suis replongée dans La Lettre Ecarlate de Nathaniel Hawthorne. J'avais à peine survolé des extraits en VO mais pas lu en entier, et mon souvenir est plutôt positif. J'espère ne pas être déçue. Vous connaissez ? L'Amérique puritaine dans toute sa splendeur... Je vous direz si ça me plait en français ;-)

Et toujours ma liste de bouquins en ligne (loin d'être complète !)

Et puisque je sais qu'elle me lit je fais un petit clin d'oeil à la dame de Ploug' qui se reconnaîtra ! A bientôt ! :-)

vendredi 15 février 2008

Chronique du racisme ordinaire

Il y a peu je lisais les Chroniques de la haine ordinaire de Pierre Desproges, et je me disais qu'à 20 ans près nous vivons toujours dans la même société. S'il vivait encore il verrait que les moeurs n'ont pas tant évolué que ça... Je ne sais pas s'il faut le déplorer ou s'en réjouir.
Je détourne son titre pour ce qui suit : deux scènes réelles vécues par moi ces dernières heures.

Contexte : j'attends le bus qui me ramènera chez moi après ma journée de travail. Il y a un homme de 30 ans, et un autre de 20 ans.

Le premier interpelle l'autre, visiblement ils se connaissent, il lui demande ce qu'il fait comme formation et lui conseille d'être le meilleur, toujours, car "dans ce pays si tu t'appelles Aziz ou Rachid, t'as toujours un Franck qui te passe devant, même s'il est moins compétent". Le plus jeune ricane, et le plus vieux continue. "La France tu l'aimes ou tu la quittes ? Mais pourquoi le Président est toujours à l'étranger ? Il aime pas son pays ?" et de lui conseiller de lire des livres, de s'intéresser aux musées, à la culture, et à tout ce qui rendra sa conversation intéressante "à leurs yeux". "Parce que sans ça, à table, tu es toujours le con !"

Bon, le bus arrive, et les deux hommes se noient dans la masse communément transportée...

Contexte : Aux heures de pointe, dans le tramway bondé, quelque part entre Saint-Cloud (Banlieue bien lotie de Paris) et le quartier de la Défense.

A deux stations de la Défense, la rame est déjà pleine, nous n'avons même pas la place d'attraper la barre pour se stabiliser. De toute façon, nous sommes si serrés qu'on ne peut pas tomber, c'est juste inconfortable. Le tramway s'arrête en gare, une femme d'une 50aine d'années, au cheveu gris parfaitement brushé, nous demande de nous serrer un peu afin qu'elle puisse monter. Mais nous ne pouvons pas lui laisser plus de place. Elle pousse et monte. La porte se ferme, le tramway repart, la dame râle. Trop serrée, elle ne voyage pas dans des conditions idéales.
A une station de la Défense, deux personnes souhaitent descendre, la dame refuse de bouger pour les laisser passer "vous n'avez pas bougé vot'cul pour qu'je monte et faudrait que moi je me pousse!?". La femme a un langage bien surprenant par rapport à son apparence. Un mouvement de foule permet aux deux personnes, fort surprises, de descendre. La masse humaine se réorganise, les portes se ferment et le tramway repart.
Un homme, une 30aine d'années, interpelle la femme brushée, "Vous êtes qui pour parler comme ça et manquer de respect ?". Réponse ? "Moi je suis chez moi !" L'homme est noir, et la femme est cernée de gens de couleurs. Nous sommes tous estomaqués. Une autre femme blanche et moi lui faisons remarquer que nous tous aussi et que pour autant personne ne râle contre elle. Elle nous dit qu'elle est née en France et patati et patata....
La suite de ses propos est évidente et je ne la retranscris pas. Heureusement que tout le monde a su garder son calme car je pense que le lynchage aurait été possible.

Je suis tellement surprise par ces deux scènes, et pourtant tellement confrontée à cela tous les jours !
Que pensez-vous de tout ceci ? Dans les pays où vous êtes ou dans vos idées, vous vivez ce genre de scènes ?
Comme disait nos anciens "le racisme commence par le village d'à côté" mais tout de même, ne peut-on pas vivre tous ensemble sans que certains soient "plus égaux que d'autres"* ?

Tristement j'ai repensé aux Strange Fruit (fruits étranges) américains, chantés par Billie Holiday en 1939...

Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black body swinging in the Southern breeze
Strange fruit hanging from the poplar trees

Les arbres du Sud portent un étrange fruit,
Du sang sur les feuilles et du sang aux racines,
Un corps noir qui se balance dans la brise du Sud,
Étrange fruit suspendu aux peupliers.

Certains me trouveront excessive, mais il n'y a pas de fumée sans feu.

* Georges Orwell, La Ferme des animaux

mercredi 13 février 2008

dimanche 10 février 2008

Le 7è ciel ?

Après quelques de jours de grippe, me voilà de retour !
J'ai pris le temps de me reposer, et une année de plus ! J'ai donc officiellement reçu ma guitare hier soir ;-) Je peux maintenant me plaindre publiquement d'avoir mal au bout des doigts : J'ai mal au bout des doigts !!!!

Pour ma soirée d'anniversaire, j'ai eu la joie de monter à 200 mètres de hauteur à Paris. Râté ! C'est pas la Tour Eiffel, mais la Tour Montparnasse ! Très impressionnante la vue de là-haut et surtout en nocturne. Comme c'était pas prévu, je n'avais pas pris l'appareil photo. Flûte ! Je vais devoir y retourner... avec plaisir !
L'ascenseur nous a permis de grimper 56 étages en à peine 30 secondes ! Impressionnant !
Pour ceux qui se disent "encore pas pour moi, j'ai trop le vertige" sachez qu'il n'y a pas du tout l'impression de vide. En haut de la tour on peut accéder à la terasse, qui est décalée du bord de la tour, donc on n'a pas le vide sous les pieds. Et puis on accède aussi aux derniers étages qui sont complètement vitrés et sécurisés, évidemment. Donc on y a une vue panoramique sur la capitale sans aucune crainte de chute.
Franchement j'ai adoré ce petit tour. Je pense y retourner en journée pour voir la différence.
Petite anecdote : évidemment les rues de Paris sont éclairées, plus ou moins, et sont plus ou moins visibles de la Tour. En regardant chaque zone on essaye de repérer chaque point remarquable, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Sacré Coeur... Tiens un quartier entier dans le noir ! Mais que se passe-t-il ? Une grande panne d'électricité ? Et juste au pied de la Tour en plus ! Dingue !
En regardant bien, étant donné que je travaille dans ce quartier, j'essaye de repérer les rues adjaçantes.... Avenue du Maine.... repérée. Euh, et là ? Rue de la Gaité... ok, rue Froidevaux.... ok aaaaaah !!! La zone dans le noir : c'est le cimetière Montparnasse !! C'est peut-être normal alors ! :-D

Par contre, j'allais oublier...
J'ai beaucoup aimé lire le livre Windows on the world de Beigbeder. Il y imagine ce qu'ont pu vivre les victimes des attentats du 11 septembre 2001 dans le Windows on the World, restaurant situé en haut de la tour nord du World Trade Center.
Il a écrit ce livre depuis la Tour Montparnasse.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser tout le long de ma visite dans la Tour. A lire !! (Prix Interallié 2003) Extrait :

Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c’est de l’inventer.

dimanche 27 janvier 2008

La rue de la guitare

Paris est incroyable, et ce dans divers domaines. Comme vous le savez surement il existe des quartiers "à thème", on pensera au quartier chinois par exemple, dans lequel on pourrait oublier dans quel pays on se trouve. Il y a aussi les grands boulevards, le quartier de l'Opéra où toutes les banques sont établies, il y a aussi des quartiers où on trouve uniquement des restau italiens, ou franchouillards, ou des théâtres...
Il y a la rue Montgallet où toute personne cherchant un conseil en informatique mais surtout à acheter de l'informatique, trouvera son bonheur. Eh bien hier j'ai découvert la rue de Douai, dans le 9è, qui est totalement dédiée, non seulement à la musique, mais à la guitare !
Vous descendez métro Pigalle, vous esquivez les lieux de joie, et vous arrivez dans la rue de Douai. Vous ne pouvez pas marcher 10 mètres sans croiser un quidam avec un étui ou une housse à guitare, ni voir une vitrine sans instrument à cordes.
Je n'avais jamais vu autant de guitares au mètre carré !
En tout cas je suis ravie, on y allait pour mon cadeau d'anniv (en avance) et nous ne sommes pas repartis les mains vides, et j'ai même réussi à me trouver des partoches de piano ! Youhou !
A nos cordes !

jeudi 17 janvier 2008

A bon chat, bon... manga !

Ce post s'adresse aux "sympathisants" miaou, et "sympathisants" mangas. J'ai le plaisir de lire en ce moment la série Cats de KANG Hyun-Jun. C'est un manga, il y a peu de texte à vrai dire, et je me régale ! Pour ceux qui ont un doute, le manga est en quelque sorte (et là les puristes vont hurler) une bande dessinée japonaise. En l'occurence ces livres sont en français et la lecture se fait de gauche à droite (à la française) ce qui m'a un peu gênée au début, plus habituée à lire les mangas dans le sens inverse (un peu comme si je commençais par la fin du livre).
Et l'histoire ? Celle de chats, et d'êtres humains, et de leur cohabitation. Il y a toutes les attitudes des chats dans ces livres ! Le chat qui fait des bêtises, le chat qui fait celui qui ne s'intéresse pas à vous (mais quand même on sait qu'il nous observe), le chat qui mange à côté de sa gamelle alors qu'il en a une toute propre, celui qui est tout calin et qui se frotte à nous..... Tout l'univers du chat y est.
Vous l'avez compris, j'adore !

samedi 5 janvier 2008

Un rêve de soir d'hiver

Ah que c'est bon de sortir un peu, à deux, sans chichis, et découvrant un coin de Paris en plus !
Hier soir, nous avions prévu de nous faire un resto et un plaisir : revoir une pièce que nous avions aimé à Tours > Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.
Nous avons opté pour la voiture avec GPS, temps de parcours prévu : 13mn, temps réel : 40 mn stationnement compris, rien d'extraordinaire pour Paris. Arrivés dans le 18è je suis ravie de retrouver la mairie d'arrondissement dans laquelle j'ai pu voir Jacques Weber dans son Cyrano au mois d'août dernier. Nous cherchons notre resto. . . . mais si c'est par là ! ........ trouve pas.... bon ben là ça a l'air sympa, tant pis. Quelle merveille ! Nous cherchions la Chope de la Mairie, 88 rue Ordener, mais nous y avons trouvé l'Olivier. Pas déçus ! Cuisine du soleil annoncent-t-ils ? Eh bien cuisine extra je dis moi ! Bon, on mange bien, on se régale, et on file, la pièce se joue à deux rues mais le placement est libre.
Le Sudden Théâtre, rue Sainte Isaure, nous a accueillis dans la plus grande simplicité. Une fois installés sur les banquettes (pas des fauteuils) nous avons passé 2h10 de plaisir. Quelle énergie ils dégagent ces comédiens !
La pièce en elle même pourrait être super .... longue je dirais, pour être respectueuse, mais là non, des costumes modernes, des décors supers, un peu d'effets sonores, des clins d'oeil inattendus.... Un beau mélange, et la mayonnaise a pris. Ils ont même été obligés d'interrompre nos applaudissements !!!!
Bon, amis régionaux, foncez-y, ils ne jouent plus beaucoup, voyez le programme sur leur site, ils jouent le lundi soir maintenant.

jeudi 3 janvier 2008

Un plaisir et une apparition

Je viens de regarder sur France 2 le "docu-fiction" Versailles, le rêve d'un roi. Belle reconstitution, j'ai eu plaisir à voir l'évolution des travaux qui ont fait à Versailles d'un pavillon de chasse le château que l'on connait aujourd'hui.
En prime j'ai vu ma copine Juliette qui y pleurait la mort du roi !! Bises à ma Juju

mardi 1 janvier 2008

Le Parfum

En ce premier jour de l'an 2008 j'ai eu une belle surprise. Il y a quelques années j'ai lu avec plaisir Le Parfum de Patrick Süskind, et en allemand ensuite pour un dossier en fac. Et puis je l'ai prêté, conseillé, relu, et depuis le film du même nom est sorti. Je n'ai pas voulu le voir au cinéma de peur d'être déçue.

Eh bien je vous assure que le film est fidèle au livre. Dans Le Parfum - histoire d'un meurtrier on suit l'histoire de Jean-Baptiste Grenouille, ses pérégrinations, ses obsessions. L'époque y est très bien mise en scène, la musique parfaitement choisie... Franchement j'ai eu beaucoup de bonheur aujourd'hui à découvrir ce film.

Message de rigueur

Mes amis, mes lecteurs, de passage ou habituels, j'espère que vous avez terminé 2007 en bonne compagnie et commencé 2008 dans la joie. Je ne suis pas spécialement fan de cette période de l'année, pendant laquelle le plus grand nombre souhaite le plus sincèrement du monde tous leurs meilleurs voeux à quiconque ils croiseront "Bonjour, Bonne année, bonne santé, et tous mes voeux"
... il y quand même une chose qui me gêne : leur grande sincérité...
Enfin je ne suis pas associale il me semble donc je vous souhaite évidemment une bonne année 2008, qui serais-je pour ne pas souhaiter à autrui que leur année se déroule mal ! Evidemment que je vous souhaite une bonne santé. Et je vous souhaite de lire de nombreux billets sur ce blog et sur d'autres ;-)

PS sans rapport aucun : pour ceux qui me posaient la question, les fils de mes gencives nous ont quittées dimanche soir !!