mardi 22 septembre 2009

Festival des Vendanges 2009

Où se déroule le 1er festival des arts de rue en Ile de France ? A 50m de la maison ! A Suresnes, donc.
Des vendanges en ville ? me direz-vous. Eh bien oui, Suresnes possède ses vignes depuis des siècles, et les dorlote ! Comme bien des communes françaises, la ville fêtera les vendanges cet automne, et ce sera exactement les 3 et 4 octobre prochains.
Au programme, plus de 20 compagnie d'arts des rues prendront les cités-jardins pour leur terrain de jeu, sous forme de déambulations, de cirque, de danse, de marionnettes, de théâtre, de musique, et même d'une grande parade le dimanche matin. Evidemment, il y aura aussi une dégustation de vin de Suresnes (pour les autres, pas pour moi) et une intronisation de personnalités par la Confrérie du Vin de Suresnes.
Et vous savez quoi ? Je chanterai gospel le dimanche après-midi, au pied du théâtre Jean Vilar, au sein de la chorale Gospel Hearts !


J'ajoute la preuve ;-)


samedi 19 septembre 2009

Les journées du patrimoine à Suresnes

Cette année je ne ferai probablement pas de visite mais le programme de Suresnes donne bien envie. Comme l'an passé l'Ecole de plein air sera ouverte aux visites (je vous rappelle que j'avais adoré l'an passé !), ainsi que la forteresse du Mont-Valérien, haut-lieu d'histoire et pas seulement enceinte militaire. Les visiteurs pourront circuler dedans, découvrir le colombier national (pigeons voyageurs), la chapelle des fusillés, et la clairière où ils ont péri, le musée des transmissions, des véhicules du 19è siècle, etc. Cerise sur le gâteau, ils pourront aussi appercevoir mon petit mari qui est ce jour pour cause de garde ;-) En photo le bâtiment dit "de 1812".
La vigne de Suresnes sera ouverte également, avec visite de cave et dégustation !
Et le lycée Paul Langevin (photo) pourra également être découvert, sous la direction de ses élèves.

Suresnes a connu un essort incroyable au début du 20è siècle, comme beaucoup d'autres villes de banlieue parisienne. Mais la commune a bénéficié de la patte de Henri Sellier (photo), maire de Suresnes en 1919 à 1941. Une exposition lui est d'ailleurs consacrée au musée de la ville depuis cette semaine jusqu'en mars prochain.

Lorsqu'il a été élu, la population de Suresnes venait de croître de 10 000 âmes en 25 ans. Principalement des ouvriers venus travailler dans les industries locales, ils vivaient dans des taudis. Henri Sellier devait résoudre ce problème de logement, comme d'autres maires, mais il avait également à coeur d'apporter à tous des conditions de vie descentes, ce qui pour l'époque pouvait paraître superflu... C'est à lui que la banlieue parisienne doit 11 de ses cités-jardins, dont celle de Suresnes (photo), une des plus abouties. Il a aussi fait installer l'école de plein-air, un bureau municipal de l'hygiène, un service social à l'enfance et des groupes scolaires (de la maternelle à l'enseignement supérieur) afin que l'instruction publique se généralise. Il est certain que sans Henri Sellier, la ville aurait un autre visage.

Les images qui illustrent ce billet ont été prises sur le site Topic Topos

vendredi 18 septembre 2009

Château de Randan 2/2

Et voilà le deuxième billet que je consacre au château de Randan. Cette fois, je vous présente les photos que nous avons prises en 2004 et 2009. Certaines permettent de voir l'énorme travail de restauration qui a été entrepris. Il est loin d'être fini, et ne le sera d'ailleurs jamais pour de raisons évidentes. Si la végétation a eu le temps d'investir les ruines du château, elles sont aujourd'hui indispensables à son maintien. Retirer les arbres qui ont poussé dans les vestiges reviendrait à les faire écrouler. Enfin moi j'ai bien une idée pour contourner le problème, mais je suppose qu'elle a été étudiée et rejetée pour de bonnes raisons : et si on numérotait toutes les briques et pièces des ruines, démontait le tout, nettoyait la végétation et reconstruisait en replaçant tout en suivant la numérotation ? L'Homme a bien su le faire avec le temple d'Abou Simbel !

Maintenant, place aux photos : (cliquez dessus pour les ouvrir en plus grand)

La vue du château depuis le parc (pas de travaux)


L'orangerie et les serres à triple système de chauffage : soleil, calorifère à eau et fosse à purin (fermées au public entre nos deux visites)



La chapelle et l'aile des cuisines (extérieur) :
La chapelle a été restaurée en 2007-2008 ; toiture, façades, vitraux. L'aile des cuisine a vu sa terrasse de 1000 m² totalement restaurée.


La chapelle et l'aile des cuisines (intérieur) :

Ci-dessous le vitrail Fides (fidélité) puis le couloir de l'aile des cuisine (= le dessous de la terrasse)




Si vous avez des questions ou des remarques, merci de laisser un commentaire. Ca fait plaisir à lire et puis surtout je serai ravie d'y répondre. D'ailleurs, je pense que le sujet "château de Randan" est loin d'être clos ;-)

mardi 8 septembre 2009

Un nouveau blog à dévorer


Saluons l'arrivée d'un petit nouveau au monde des blogs : la cuisine des copines.
Un petit blog sans prétention qui parle gamelles, gourmandise, et plaisir de cuisiner.
A votre bon clic !

dimanche 30 août 2009

Château de Randan 1/2

Nous avons eu le plaisir de refaire la visite d'une partie domaine du château de Randan, 5 ans après l'avoir découvert. Ce château du 13è siècle a été complètement remanié au 19è. La soeur du roi Louis-Philippe d'Orléans, la princesse Adélaïde y vécut de belles et riches heures (entre 1821 et 1847).
Le domaine et le château sont restés la propriété de la famille d'Orléans jusqu'en 1924, année du décès de Ferdinand d'Orléans. Au début du 20è siècle le château fut modernisé, avec l'arrivée de l'électricité et de l'eau courante. En 1925 le château subit un incendie qui le détruisit totalement, laissant intacts les dépendances et le domaine, aujourd'hui en restauration et ouverts au public pendant l'été.
De 1924 à 1999 ils furent laissés à l'état d'abandon par les propriétaires espagnols. Depuis 1999 la propriété appartient au Conseil Général d'Auvergne. Les travaux de restauration prendront des années et nous avons pu en mesurer l'avancée entre 2004 et aujourd'hui. Ce qui fera l'objet d'un prochain billet.

En noir et blanc, le château avant l'incendie de 1925.

En couleur, le château en 2009.

mercredi 26 août 2009

Passionnant !

Depuis des mois je cherche à en savoir un peu plus sur mon arrière-grand-père, en particulier sur son choix d'être résistant à l'heure où d'autres ont choisi (l'ont-ils choisi ?) le camp de la collaboration avec la force d'occupation.
Au cours de mes vacances, j'ai eu le plaisir de récupérer une brochure écrite en 1971 sur l'Occupation, la Résistance et la Libération du Chinonais. Pour ceux qui se demandent où se trouve le Chinonais.... (bouh ! ignorants ! ;-D) c'est le "pays" de Chinon, une des sous-préfectures d'Indre-et-Loire, région Centre.
Ce document cite par 4 fois mon aïeul et m'apprend bien des anecdotes sur la vie des habitants du coin sous l'Occupation. Par exemple, les célèbres statues de Jeanne d'Arc et de Rabelais devait être déboulonnées et fondues par les Allemands. Pourtant si vous allez à Chinon, vous verrez qu'elles sont bien en place. Le maire du moment a réussi à les faire épargner.
D'autres anecdotes sont bien moins souriantes mais il ne faut pas oublier notre Histoire. Ma génération ne saura jamais, espérons-le, à quel point ce qu'ont vécu nos anciens en cette douloureuse période, mais je crois qu'il est bon que nous exercions notre mémoire.

dimanche 23 août 2009

L'idée du service

Notre belle société de consommation nous abreuve de "Services Clients" en tous genres. Du service après-vente aux myriades de hot-lines nous savons, nous les clients, que nous sommes bien entourés lorsque nous avons un soucis.
De retour de vacances nous venons de tester les limites du service clients de Leroy-Merlin. Pour une fois je site les noms !
Le 9 août nous décidons d'aller acheter un diable spécifique dans le magasin au triangle vert le plus proche de chez nous (10 minutes, garage de la voiture compris). Il n'est pas en rayon, nous nous renseignons auprès d'une employée. Fort aimable elle nous indique qu'il est disponible dans d'autres magasins de la région, et que nous pouvons le commander, et le faire livrer sur place, donc nous acceptons. Elle tapote sur son clavier, nous indique que le diable sera disponible sous quelques jours, réservé pour nous, et que nous aurons un mois pour venir le retirer. Nous pouvons payer le produit, ou juste un acompte.
Satisfaits nous partons en vacances.

15 jours plus tard, nous décidons d'aller chercher le diable, réservé pour nous. Nous nous présentons à une employée qui nous indique où retirer le produit. Nous donnons le bon de réservation au bon comptoir, on nous demande de patienter un instant, le temps que le diable arrive du stock.
20 minutes passent...
Nous apprenons enfin que le diable n'est pas disponible, que c'est un produit rare et que nous ne pourrons pas l'avoir. Il a été réservé mais il n'est plus dans aucun magasin. La demoiselle nous dit qu'elle est désolée, que notre acompte nous sera remboursé, et nous dit qu'on peut peut-être trouver une autre référence qui nous plaira... Ben non, on voulait un produit spécifique, pas son frère qui n'a rien à voir.

La notion de réservation a dû changer pendant notre absence.
Nous sommes repartis très déçus et un peu en colère. Mais comme le stress n'est pas bon pour ce que j'ai, j'ai appris à me contrôler, et je n'en suis pas peu fière ;-)
Ah oui, il faut aussi préciser que lors de la réservation nous avons donné un numéro de téléphone valable "en cas de soucis". N'ayant reçu aucun appel, nous en avons déduit que l'absence de produit n'est pas un soucis donc.

Ajout du 24/08 :
Coup de théâtre ce matin : mon cher et tendre a reçu un sms "votre commande est arrivée, vous pouvez venir la retirer" .... ??
Nous sommes allés au retrait des marchandises ce soir, et nous avons acheté notre merveilleux petit diable, comme si de rien n'était... "On vous l'avait réservé" nous a-t-on précisé. Mouais... et sur informatique il n'y avait aucune trace de ce diable samedi... bizarre non ?

samedi 22 août 2009

Et c'est reparti !

Me voilà rentrée de ma pause. Elle fut riche en rencontres et en kilomètres !
Je ne raconterai pas les détails mais je vous parlerai de deux visites que j'ai faites cette semaine, en Auvergne. Deux châteaux proches géographiquement mais éloignés historiquement et techniquement. Je ménage mon suspense, et vous invite à patienter, car je vais vous préparer deux visites complètes (enfin j'espère). Tout vient à point à qui sait attendre ;-)
Bon et vous, ça va ? Vous n'avez pas trop subi la chaleur ? Nous si, des journées à plus de 30° (jusqu'à 37° enregistrés) c'était trop !!

jeudi 6 août 2009

Pause estivale

La doudou elle s'en fout, au mois d'août, elle met les bouts !

Renaud, La Doudou

lundi 3 août 2009

Mangez-le si vous voulez - Jean Teulé

C'est l'été, traditionnellement la saison à laquelle certains lisent le seul livre de l'année. Moi, je lis toute l'année, de tout, de rien, des histoires divertissantes, des faits historiques, des nouvelles... La semaine dernière on m'a prêté Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé. J'en avais entendu parler, et je me disais que je le lirais un jour.
Je ne l'ai pas lu, je l'ai englouti ! Ce livre est une horreur, ou plutôt l'histoire qui nous y est brossée. Une histoire vraie, un peu (beaucoup) romancée, mais dont les faits sont réels.
> Août 1870, à Hautefaye, petit village du Périgord. Alain de Monéys se rend à la foire locale pour régler quelques affaires courantes. Deux heures après son arrivée, il sera mort brulé vif sur un bucher après avoir été torturé et lynché par une foule devenue animale et sauvage.

Je n'ai jamais lu Teulé avant, et ne sais si j'en relirais. Je note qu'il a de l'humour, et qu'il a dû faire un travail de recherches assez poussé afin d'écrire ce livre.
Ce qui m'a plu c'est de pouvoir vivre ce moment là, à distance de temps et d'espace. Je n'aurais pas aimé le vivre en vrai ! Mais l'auteur a su décrire les faits, les personnes et les lieux suffisamment pour qu'on puisse imaginer le tout.
Ce qui ne m'a pas plus c'est que lorsque vous lisez une scène d'horreur, vous ne pouvez pas fermer les yeux le temps que ça passe, comme au cinéma. Non, un livre doit être lu pour que le récit se déroule, si vous fermez les yeux vous laissez l'action en suspens et le pauvre Alain de Monéys se faire molester... donc n'arrêtez pas la lecture plus de quelques secondes.

Mes voisins de métro ont dû me voir passer par plusieurs couleurs pendant ma lecture. Qu'ils se rassurent, ce n'était rien, rien comparé à ce qu'a subi cet homme que tous ses tortionnaires appréciaient pourtant...

Ajout du 17 décembre 2010 : Ah ben si, j'en ai lu un autre : Darling